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Les cours ne se sont pas arrêtés avec le confinement, bien au contraire. De nombreux étudiants ont continué à fréquenter l’Université…mais à distance. Les participants à l’atelier de journalisme de l’UTL ont recueilli les impressions de certains d’entre eux. Certains sont présentés en vidéo !  

 

Georges Moreau (cours d'espagnol)

 

 

Francoise Quennoy (gymnastique harmonique)

 

 

Martine Inda (Cours de portugais)

Martine Inda a effectué la majorité de sa carrière dans le domaine des ressources humaines, en entreprise, puis comme conseil et enfin comme professeur associé à Bordeaux contribuant à développer l’apprentissage à l’Université.  Aujourd’hui retraitée, elle suit depuis 2 ans des cours de portugais, après avoir fait de l’espagnol. « Je veux, explique-t-elle, pouvoir parler avec ma petite-fille, mon fils vient de s’installer au Brésil après de nombreuses pérégrinations en Amérique latine pendant lesquelles j’apprenais l’espagnol ! »

Martine Inda n’a pas eu de soucis pour garder le contact avec l’Université du Temps Libre lorsque le confinement est intervenu : elle était en effet équipée en matériel bureautique, et était déjà aussi une utilisatrice de base d’autres outils collaboratifs, tels que Jitsi Meet, avec lequel, dit-elle « tout se passe bien ».

Sa professeure d’espagnol et de portugais est Nuria Calvet. « Elle sait créer le dialogue et elle gère parfaitement la participation interactive entre étudiants » raconte Martine. Les huit étudiants ont fait connaissance avec elle en octobre et suivent le cours avec l’appui d’un manuel de portugais acquis en début de session. 

« L’outil de la visioconférence se prête bien à la formation en langues, mais il requiert une bonne discipline collective et individuelle pour éviter les bruits parasites. Toutefois, cela reste bon enfant. »

Entre les cours hebdomadaires d’une heure et demie (« une durée suffisante »), la professeure envoie par mail des supports à travailler à domicile. Grâce aux qualités pédagogiques qui sont les siennes, chaque étudiant n’a « pas besoin de changer ses relations aux autres, ni sa façon de travailler ».

S’il existe un manque par rapport au cours de langue en présentiel, il consiste essentiellement « dans la perte de convivialité et l’interaction spontanée. »

Martine Inda reste positive sur la démarche qui a permis de maintenir les activités des étudiants ; mais elle attend avec plaisir la reprise des cours en salle.

Recueilli par Éric Dabé

 

Didier Colombo (Atelier de dessin)

Ancien commandant de police, Didier Colombo fréquente pour la sixième année l’atelier de dessin de Caroline Mignonneau. Il retrouve l’atelier tous les vendredis matin grâce à WhatsApp.

En ces moments de confinement quel est le moyen de communication utilisé par votre groupe

Les cours se déroule grâce à l’application WhatsApp installée sur nos iPhones. J’ai reçu quelques conseils de ma femme et de mes enfants mais c’est sans problème »

Est-ce que cela change votre pratique ?

Pas vraiment, car Caroline nous envoie pour modèles des photos dont on s’inspire, ou des tableaux que nous devons réinterpréter totalement. Tout dernièrement il nous a fallu créer un bouquet avec des formes géométriques sur un fond déstructuré.»

Comment donne-t-elle son avis sur l’esquisse déjà conçue ?

Lorsque le travail est avancé nous le photographions, lui envoyons, et c’est par texto qu’elle poste ses critiques et ses suggestions. Le vendredi matin nous utilisons la vidéo whatsapp pour présenter notre travail au groupe. »

Que retirez-vous de cette expérience 

Il manque l’ambiance de l’atelier à la fois studieuse et décontractée, mais nous avons le plaisir de nous retrouver grâce à cette application très facile d’utilisation.

Recueilli par Jeanine Duguet

 

Monique Ferré (Pilates)

Confrontée aux conséquences de l’épidémie du Covid, Monique Ferré, psychiatre bordelaise en semi-retraite apprécie la solution proposée par l’UTL, en l’occurrence, l’utilisation de skype, pour le cours de Pilates. Certes rien ne vaut le présentiel et bien des élèves de l’UTL hésitent à franchir le pas car ils surestiment les difficultés rencontrées par cet exercice.

Monique pratique depuis plusieurs années le Pilates avec enthousiasme. Développer le corps harmonieusement, rectifier de façon douce les mauvaises postures, restituer la vitalité physique et stimuler l’esprit, telles sont les promesses du Pilates, auxquelles elle adhère pleinement. De plus ce groupe bénéficie d’une prof passionnée, ancienne danseuse, qui séduit par l’élégance et la précision de ses mouvements et ses conseils avisés. Elle a contacté chacune des étudiantes pour les conseiller, en espérant les convaincre de poursuivre ses cours avec ce nouveau mode d’enseignement.

L’utilisation de Skype, a certes posé quelques problèmes, surmontés par Monique grâce au concours d’un ami. En très peu de temps elle a apprivoisé ce logiciel. D’autres ont bénéficié d’une aide informatique de l’UTL. L’âge n’est pas un obstacle particulier souligne la pratiquante, une octogénaire de l’atelier l’a adopté sans difficultés !

« Quel plaisir nous affirme Monique, de se retrouver chaque vendredi matin entre élèves qui s’apprécient, pour pratiquer chez soi, le Pilates, retrouver son prof et ses collègues, avec qui on a tissé des liens. » 

Bien entendu, le présentiel, offre une richesse inégalable mais pourquoi se priver, en cette période de confinement, d’une solution qui a fait ses preuves ?  Elle séduit un nombre croissant d’élèves. « N’hésitez pas à vous faire aider par des amis, par l’UTL, pour franchir les premiers pas » conseille notre interlocutrice.

Ce cours hebdomadaire par vidéo-conférence est pour Monique, un repère indispensable, qui rompt la monotonie du quotidien, avant de retrouver la normalité d’avant.

François Bergougnoux

 

Pierre-Jean Rodriguez (Dessin, peinture)

Retraité de la fonction publique, Pierre-Jean Rodriguez participe depuis plusieurs années à l’atelier dessin peinture qui a lieu le jeudi après-midi cours Aristide Briand. Mme Caroline Mignonneau est la professeure.

Quelle est, depuis le confinement, la physionomie du cours que vous suivez ?

À la rentrée de septembre, nous étions 17 participants, dont la majorité se connaissaient pour avoir déjà participé au cours des années précédentes. Trois d’entre nous ont résilié leur inscription, car étant personnes « à risque », elles ont craint la contamination en présentiel. Dans ce cours, nous abordons toutes les techniques. Les sujets sont donnés par la professeure, chacun en fait une interprétation pour développer sa créativité. 

Quel support technique utilisez-vous pour communiquer pendant ce confinement ?

L’enseignante nous a proposé l’application WhatsApp car elle permet de constituer un groupe permanent et fermé, avec envoi illimité de photos et la possibilité d’utiliser la vidéo pendant les séances. 

Avez-vous rencontré des difficultés d’adaptation à ce nouveau mode d’enseignement ?

Non au contraire, c’est parfaitement fonctionnel en comparaison avec le premier confinement : nous avions alors instauré nous même un mode de communication par mail qui s’est révélé insatisfaisant car peu vivant.

Comment se déroule le cours ?

Avant l’heure du cours, nous échangeons les nouvelles des uns et des autres, ce qui remplace le temps de convivialité que nous avions autour d’un café. Lorsque le cours commence nous sommes cinq étudiants plus le professeur, (limite maximale sur l’écran) chacun envoie les photos de son travail, la professeure donne son avis, indique les corrections à faire. Pour plus de visibilité on peut activer la caméra. Puis les élèves montrent leur réalisation etc.

Pendant les trois heures de cours plusieurs rotations se font et chacun travaille son sujet.  

Quels changements avez-vous observé dans votre pratique et dans votre rapport au groupe ?

Pour ma part je travaille peut-être avec le souci d’une approche précise et contemporaine. En ce qui concerne le groupe, nous avons su protéger le côté convivial des échanges. Dans la semaine nous continuons à communiquer entre nous, et tous les avis sont les bienvenus pour progresser. Je crois que cette forme de communication a renforcé l’esprit de groupe. 

Recueilli par Danièle Gardes

 

« L’Observatoire », made in UTL

Il paraît une fois tous les deux mois entre décembre et juin… « L’Observatoire », qui se présente comme « La revue des curiosités et des cultures » est un pur produit de l’Université du temps Libre. Il est en effet réalisé de « a » à « z » par les étudiantes et étudiants de l’atelier de journalisme qui existe depuis maintenant plus de trente ans. Ils abordent sous diverses formes des sujets tantôt frivoles, tantôt sérieux, sous les formes journalistiques les plus variées : reportages, interviews, témoignages, enquêtes, billets, critiques etc.

Même s’ils ne s’empêchent pas quelques escapades, ses rédacteurs, rédactrices et photographe se concentrent plutôt sur la métropole de Bordeaux, puis, par cercles concentriques, sur la Gironde et la Nouvelle Aquitaine. Parmi les derniers sujets abordés : « L’Afrique à Bordeaux », « Cultur (e) s », « La Nature en ville », « Mains d’œuvre »… Le prochain numéro, qui paraît mi-décembre sera consacré à « La Robe » sous toutes ces formes (mode, histoire, œnologie, cérémonie, religion etc.)

Chaque numéro est en vente au siège de l’Oareil, 3 rue Lafayette à Bordeaux. Prix : 4 euros.

Nombreux articles et photos en ligne sur le site : https://www.observatoire33.fr/ Et en particulier le n°115 qui, n’ayant pu être imprimé pour cause de confinement est entièrement accessible.

On peut évidemment (c’est recommandé), s’abonner : 15 euros pour 4 numéros, par chèque à : OAREIL/UTL, Université de Bordeaux, 3 ter place de la Victoire, 33076 Bordeaux Cédex

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